(du 10 au 17 sept. / 10. bis 17. September)

Notre premier tour de 2 semaines a lieu dans l’Altaï mongol (cf. carte), région plutôt spéciale de la Mongolie, de par le fait qu’elle est essentiellement peuplée de Kazakh. Bien que relativement proche des mongols quant à leur mode de vie aussi essentiellement nomade, les kazakhs sont cependant musulmans (et non bouddhistes), ils possèdent des gers plus grandes mais moins « robustes » que leurs compatriotes, car ils vivent généralement dans des petites maisons en pierre en hiver. Enfin, certaines de leur traditions (de chasse notamment), ainsi que leur langue et leur gouts musicaux diffèrent du reste du pays. La plupart d’entre eux, se sentent d’ailleurs souvent au moins aussi proche du Kazakhstan (quasi de l’autre côté de la frontière à l’Ouest), …qui considère, lui, les Kazakhs de Mongolie comme des restes de la « pure » tradition et culture Kazakh !

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Unsere erste Tour führt uns in das Gebiet des mongolischen Altais, eine Region im Westen des Landes, welche hauptsächlich von Kasachen bewohnt wird. Obwohl die Kasachen wie die Mongolen ebenfalls grösstenteils Nomaden sind und daher einen ähnlichen Lebensstil aufweisen, unterscheiden sie sich u.a. grundlegend durch die Tatsache, dass die Kasachen Muslime (und nicht Buddhisten) und ihre Gers um einiges grösser, aber etwas weniger robust sind, da sie im Winter in ihre Steinhütten ziehen. Auch einige ihrer Traditionen, wie beispielsweise die Jagd, sowie die Sprache und der Musikstil unterscheiden sich vom Resten des Landes und wenn man mit den Menschen spricht, merkt man rasch, dass sie sich zuerst als Kasachen sehen und Kasachstan mindestens genauso verbunden fühlen wie der Mongolei, ihrer offiziellen Heimat. Auf der anderen Seite betrachten die kasachischen Kasachen den mongolischen Altai oftmals als der Teil auf Erden, wo die kasachische Kultur noch am ausgeprägtesten und stärksten vertreten ist!
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Après une courte visite de la petite ville d’Ölgii/Olgiy, nous partons pour un trajet en minivan russe (cf. post sur les fondamentaux ») d’environ 5h, pour rallier un petit camp de ger situé à environ 160 km d’Ölgii, près du village de Deluun dans le parc national de la « montagne de chèvre bleue » (= traduction libre ;-)).
Après seulement quelques kilomètres hors de la petite ville d’Ölgii, nous nous retrouvons au milieu de magnifiques paysages, quasi vierges d’infrastructures (à part les deux, trois poteaux électriques qui trainent par ci, par-là), typiques de la Mongolie:
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Grandes plaines / steppes jaunes, parsemées de collines, telles des ilots noirs, et encadrées de montagnes aux couleurs variées (et variables selon l’heure de la journée, en fonction de l’ensoleillement) allant du marron au rouge, et quelquefois saupoudrées de blanc au sommet lorsqu’elles sont suffisamment hautes. Après quelques heures de « navigation » agrémentés des troupeaux en tout genre (notamment chevaux et chameaux) nous arrivons chez notre hôte des prochains jours, à savoir le chasseur à l’aigle Ongar et sa famille.

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Nach einem kurzen Rundgang durch die kleine Stadt Ölgii fahren wir im russischen Minivan los; unser Ziel ist ein kleines Ger-Camp etwa 160km entfernt, welches in der Nähe des Dorfes Deluun, im Nationalpark „Berg der blauen Ziege“ (=freie Übersetzung;-)) liegt.
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Sobald wir die „Stadt“ verlassen haben, befinden wir uns in der Natur und von der nahegelegenen Zivilisation zeugen nur noch die Strommasten, die in regelmässigen Abständen über grosse Teile des ganzen Landes verteilt sind.

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Nach fünfstündiger Fahrt durch die gelbe Steppe, entlang der braun-schwarz-grau-orange-rotfarbigen Hügel- und Bergkette und vorbei an etlichen Tierherden, diesmal v.a. Pferde und Kamele, treffen wir schliesslich bei unserem Gastgeber der nächsten Tage ein: Ongar, der Adlerjäger, und seiner Familie.
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Après avoir été accueillis, comme il se doit ici, par un thé au lait et un apéritif à base de multiples produits laitiers (fromages et beurres aux saveurs et textures plus que variés !), nous faisons un « tour du propriétaire » qui est pour le moins fascinant ! En effet, autour de sa ger et deux petites maisons de pierre où habite sa famille, Ongar possède une « ménagerie » qui ferait pâlir beaucoup de responsables animaliers !
En plus de posséder plusieurs centaines de chèvres et moutons, quelques yaks et chevaux, ce dernier est également l’heureux propriétaire d’un loup, et de trois aigles, qu’il nous montre fièrement !
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Nachdem wir ordentlich willkommen geheissen worden sind, wie es sich hier gehört mit Buttermilchtee und einem Mix von verschiedenen Milchprodukten (Käse und Butter in ganz unterschiedlichen Formen, Farben und Konsistenz), machen wir einen Rundgang auf Ongars „Hof“. Neben seinem Ger und zwei kleinen Lehmhütten, wo die Familie während des Frühlings und Herbsts haust, besitzt Ongar eine ganz Herde von mehreren Hundert Ziegen und Schafen, gut ein Dutzend Yaks und ein paar Pferde… dazu kommen noch ein Wolf und drei Adler, welche er uns voller Stolz gleich auch noch vorführt.
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Nous restons trois jours chez Ongar de manière à visiter les environs, et habiter gentiment nos arrière-train au « montage de cheval » tout en sillonnant les vallées environnantes, notamment des coins où Ongar chasse à l’aigle, d’autres où vivent des aigles (qu’il attrape pour les besoins de sa chasse), mais aussi pour voir sa maison d’hiver.
La chasse à l’aigle, spécialité des Kazakhs de l’Altaï, est un type de chasse très intéressant et impressionnant dans lequel le chasseur et son aigle « apprivoisé » parcourent les crêtes et autres sommets, attendant d’apercevoir (ou débusquer) au loin du gibier (généralement des lapins ou renards) ; lorsque l’animal est repéré, le chasseur « lance » alors son aigle qui, tout rapace qu’il est, vole et tournoie gracieusement autour de la victime avant de fondre sur lui ! Cette chasse se réalise surtout en hiver, l’automne servant surtout à entrainer les oiseaux de proie).

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Durant ce court séjour nous apprenons beaucoup sur les traditions Kazakh et essayons d’échanger au mieux, malgré la barrière de la langue, avec la famille ; ainsi, nous pourrons prendre part à l’ « attrapage » des bêtes avant la traite quotidienne pour le lait, nous assisterons également au « ferrage » d’un des chevaux, à la préparation de divers plats traditionnels, au sacrifice rituel d’un bouc (en notre honneur !)…et nous ferons un certain nombre de parties endiablées de Jungle speed avec les enfants d’Ongar, ainsi que de Jianzi, et des essais de luttes mongoles, rires et bonne humeur assurés !
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Wir bleiben drei Tage bei Ongar und verbringen unsere Zeit mit Ausritten in die umliegenden Täler und Berge, wo er teilweise mit seinem Adler auf Jagd geht bzw. wo er seine Adler „gefunden“ hat, sowie zu seinem Winterquartier, und gewöhnen so unsere Hinterteile langsam an die kommende Reise.
Die Adlerjagd, die unter den Kasachen des Altais eine lange Tradition hat, ist eine spannende Jagdmethode, bei welcher der Jäger und sein Adler zusammen durch die Berge ziehen und Ausschau nach Fuchsen, Hase, etc. halten. Wenn ein solches Tier erspäht wird, nimmt der Jäger dem Adler seine Augenbinde ab und lässt ihn losfliegen, wobei der Adler, ganz Raubvogel, zuerst über seiner Beute kreist, bevor er sich im Steilflug auf das Tier stürzt. Diese Art von Jagd wird vor allem im Winter praktiziert, da nach dem arbeitsreichen Sommer die Adlerjäger erst im Herbst etwas mehr Zeit haben, um ihre Raubvögel für die Jagd abzurichten bzw. zu trainieren.

Während der Zeit mit Ongar lernen wir viel über die kasachische Kultur und versuchen uns so gut wie möglich in den Alltag seiner Familie zu integrieren, was aufgrund der Sprachbarrieren nicht immer ganz einfach ist. So helfen wir mit beim Eintreiben der Schafe und Ziegen, beim Vorbereiten der Essen, Schauen beim Häuten eines gerade gefangenen Fuchses und Schlachten einer Ziege zu unseren Ehren zu… einige Runden Jungle Speed, Jianzi und mongolisches Schwingen mit den Söhnen von Ongar dürfen natürlich auch nicht fehlen… Sprachbarrieren hin oder her- Lacher und gute Stimmung sind da garantiert!
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La suite du tour consiste à rallier, la petite ville de Sagsai où a lieu le festival de l’Aigle auquel nous allons assister, et bien sûr Ongar participer. La route à cheval depuis Deluun jusqu’à Sagsai fait environ 160 km, et traverse notamment le village de Tolbo et de son lac, un lac de sel en formation, puis la traversée d’une petite vallée/gorge le long d’une rivière ; nous la réalisons en un peu plus de 4 jours.
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La première journée de cheval est vraiment la plus éprouvante (bien que nous soyons un peu habitués à monter après nos 3 jours chez Ongar) ; nous parcourons un peu plus de 60 km et arrivons à notre campement du jour, les fesses, et les jambes (notamment les genoux) en bouillie. Heureusement, les splendides paysages croisés nous permettent de faire en partie abstraction de la douleur, et l’on est quand même vraiment heureux de pouvoir parcourir ses lieux à dos de cheval. Nos montures, sont plutôt dociles, bien que des fois un peu trop gourmandes…ou paresseuses ; celle d’Alexis a même une « arme secrète » à base de flatulences qui lui sert de turbo (au grand dam des autres…). Durant le trajet, nous aurons meme la chance d’assister à la vente d’un des aigles d’Ongar à l’un de ses amis chasseurs, moment inoubliable de la négociation des bonhommes à propos de l’aigle…
Nous aurons l’occasion également d’observer plusieurs sessions de chasse « d’entrainement » (pour l’aigle) avant le festival ; malheureusement, si nous aurons l’opportunité de voir l’aigle d’Ongar à l’oeuvre plusieurs fois durant notre parcours, nous ne le verrons pas attraper « en live » de renards ni de lièvres…


In den folgenden vier Tagen reiten wir bis nach Sagsai, wo am Wochenende das Adlerfestival stattfindet, an welchem Ongar natürlich ebenfalls teilnehmen will. Zwischen Deluun und Sagsai liegen etwa 160km und der Weg führt durch die Steppe u.a. am Dorf und See Tolbo vorbei, und entlang eines kleinen und mit Büschen und Bäumen stark bewachsenen Flusstals. Der erste Tag und mit 60km gleichzeitig die längste Etappe endet für uns Reitanfänger ziemlich schmerzhaft und es sind vor allem die Hinterteile und Knies, die in Mitleidenschaft gezogen worden sind. Die Stimmung ist trotz der Strapazen ganz gut, nicht zu Letzt dank den schönen Landschaften, welche wir mit unseren Pferden durchritten haben.

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Diese sind gut „erzogen“, obwohl manchmal etwas gar verfressen, und Alexis‘ Pferds Bauch antwortet auf die grosse Menge Gras nach einer Weile mit lautstarken, ziemlich stark riechenden „Gasbomben“… sehr zum Leiden der anderen…
Etwas Abwechslung bringt auch ein Halt beim Ger von Bekannten von Ongar am nächsten Tag, wo dieser einen seiner auf die Reise mitgebrachten Adler nach sorgfältiger Inspektion und einer langen Runde Buttermilchtee an einen anderen Adlerjäger verkauft. Der Kauf/Verkauf wird gleich darauf mit einem „Süssigkeitenregen“ gefeiert, anscheinend ein lokaler Brauch… Nachdem wir abends jeweils unser Nachtlager eingerichtet haben assistieren wir Ongar beim Training seines Adlers, haben aber leider nicht die Gelegenheit diesen live in Aktion zu sehen, d.h. beim wirklichen Ergreifen eines Fuchs oder Hasen…
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Petit bonus illustratif / Kleiner Foto-Bonus :


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Je sais bien que maintenant vous êtes à Saint-Pétersbourg.
Après coup: ça fait rêver votre virée en Mongolie.
A bientôt,
Yep, Merci TT, c’est vrai que la Mongolie a été un de nos highlights 🙂 , pourquoi tu sais “bien” qu’on est à St.Pet ?
до свидания !
Trop beau ces paysages! ça me rappelle des endroits du Kirghizstan avec les yourtes, les chevaux et les paysages enneigés. Magnifiques les photos avec les aigles! JC